« Glitter Force »

Avec le dernier article qui date d’avril 2016, je crois que je tiens un record : presque six mois sans publier ! Malgré le temps perdu devant les écrans avec mes enfants, malgré les brouillons et les débuts d’articles qui trainent depuis des mois voire des années dans mon tableau de bord WordPress, je me suis senti moins inspiré et moins motivé.

Mais souvent il suffit d’une étincelle pour rallumer le feu sacré de l’inspiration. Et cette étincelle est venue au retour des vacances, quand Fiston s’est rendu compte que la saison 2 d’un dessin animé qu’il avait adoré était disponible depuis peu sur Netflix. Depuis, il demande à le regarder en boucle et en boucle. Et comme par hasard, puisqu’on parle de Fiston, c’est forcément l’un des dessins animés les plus criards et les plus bruyants qui existent.

Enfilez vos lunettes de soleil et mettez vos boules Quiès et bienvenue dans Glitter Force !

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Présentation

Glitter Force est l’équivalent en magical girls des Power Rangers sur de très nombreux aspects. Tout d’abord, c’est une adaptation pour le public occidental d’un dessin animé japonais intitulé Smile PreCure! (abréviation de Smile Pretty Cure!) qui est faite par Saban Entertainment, déjà à l’origine des Power Rangers.

Smile PreCure! est en outre la neuvième série de la franchise Pretty Cure (ou PreCure), que l’on peut rapprocher de la franchise des Super Sentai (dont les Power Rangers sont adaptés). Cette série est créée en 2004 par Izumi Todo (pseudonyme derrière lequel se cache un collectif d’auteurs de la Toei Animation) et elle est produite par la Asahi Broadcasting Company et la Toei Animation. Aujourd’hui en 2016, on compte déjà 13 saisons de Pretty Cure et c’est loin d’être fini.

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Affiche pour l’un des films réunissant toutes les PreCure datant de 2014

Toujours comme les Power Rangers, c’est une licence de séries différentes de dessins animés  (personnages différents, contexte différent) mais portant sur le même concept : grosso modo des collégiennes qui grâce à un pouvoir magique se transforment pour combattre le mal.

Chacune des séries PreCure a sa propre thématique : le yin et le yang, la nature, la musique, la danse, les fleurs ou encore les contes de fées comme c’est le cas pour Smile PreCure/Glitter Force.

Si les autres séries PreCure sont restées confinées au marché japonais, Glitter Force a eu droit à une adaptation pour le public occidental via les bons services de Saban Entertainment qui, par rapport aux Power Rangers, a été plus respectueux du matériel de base. Mais si j’en parle c’est surtout parce que Glitter Force est diffusé actuellement dans le monde entier grâce à Netflix.

Pour en revenir à la fiche technique de Glitter Force (et pour ceux que ça peut intéresser) : ce dessin animé est d’un format de 22 minutes. Il a été diffusé pour la première en février 2012 et s’est terminé en janvier 2013 sur TV Asahi (importante chaine de TV japonaise où avaient été diffusés Candy, Albator, Sailor Moon, Les Chevaliers du Zodiaque ou encore Yu-gi-oh).

Comme pour les autres séries de la licence PreCure, il existe aussi un long-métrage adapté directement de la série ainsi que dans les films all-stars réunissant toutes les PreCure.

Si la série d’origine Smile PreCure compte 48 épisodes, sa version occidentale sabanisée, Glitter Force, n’en compte plus que 40 épisodes. Les épisodes ont été supprimés souvent pour des difficultés d’adaptation, même si cette amputation d’un sixième de la série est assez scandaleuse.

Ce n’est pas le moindre des changements opérés par Saban. Évidemment, on dit au revoir aux génériques japonais pour des chansons en anglais, même si elles gardent de fortes résonances de K-Pop. Tiens, à ce propos, petite anecdote : il semblerait que Saban ait déposé dès 2013 le nom « Gangnam Girls » pour un dessin animé mettant en scène 5 super-héroïnes.

En dehors de cela, l’action a lieu désormais dans une pseudo-ville américaine (mais qui compte des temples shinto, mais passons) et les personnages ont tous des noms américanisés. Mais le public français y déjà est habitué avec des dessins animés comme Card Captor Sakura, par exemple.

Pourtant, il n’y a aucun doute sur les origines japonaises de Glitter Force avec ses personnages aux yeux immenses et aux coupes de cheveux improbables et ses mascottes trop mignonnes. Les dessins sont plutôt agréables malgré des couleurs que je trouve un peu trop vives et criardes et un character design pas toujours heureux quand les héroïnes se transforment. Mais la réalisation est très correcte avec de très belles scènes d’action.

A l’inverse, les séquences en 3D des génériques de fin sont abominables. C’est tellement fait à l’arrache et ça jure tellement sur le reste de la série que je les soupçonne d’avoir été rajoutées aux forceps. Comme vous pouvez le constater avec la vidéo ci-dessous (attention, ça pique les yeux !).

Mais le gros souci dans Glitter Force, par rapport à la version d’origine, c’est que ça parle sans arrêt et en hurlant si possible. Il n’existe pas une scène où on n’entend pas un personnage causer. Même quand il ne se passe rien. Ça papote, ça commente absolument TOUT, TOUT LE TEMPS. Ainsi, ça cause pendant les scènes de combat, même pendant les scènes où les personnages ont la bouche fermée. Mais surtout pendant les scènes de transformation, ce qui est une hérésie pour les séries de magical girls.

Heureusement les doublages français sont très corrects : les comédiens de doublage trouvent le ton et les intonations juste pour leurs personnages. J’aime particulièrement le trio de méchants tellement clichés et très bien interprétés. Mais le trop plein de dialogue inutile tout le temps à toutes les scènes est vite gavant.

Histoire

Comme il s’agit après tout d’un dessin animé où les contes de fée ont une place essentielle, commençons le résumé de façon traditionnelle :

Il était une fois le Royaume de Jubiland (dans la version originale, c’est Märchenland soit « le pays de contes » dans une langue qui ressemble à de l’allemand), dirigé par la Reine Euphoria, où vivaient les personnages de contes de fée.

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Jubiland

Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où le maléfique Nogo, l’empereur de Bad End, attaqua Jubiland. La Reine réussit à repousser les forces maléfiques et à sceller Nogo dans une dernière attaque.

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La Reine Euphoria

Mais c’est sans compter sur les généraux de Nogo qui tentent de ramener leur chef en récoltant l’énergie négative et apportant une fin malheureuse sur Terre.

La Reine Euphoria envoie sur Terre sa protégée Candy, une sorte de peluche en forme de lapin, pour recruter les guerrières légendaires, les Glitter Force afin d’arrêter les sbires de Nogo et retrouver les Glitter Strass dispersés pour la faire revivre.

Candy trouve Emily, une nouvelle élève du collège Rainbow Hills, qui devient la première Glitter Force.

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La rencontre qui va changer leur vie

Suivront ses camarades Kelsey, Lily, April et Chloé qui vont combattre ensemble les Bouffons des généraux de Nogo.

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Glitter Force pour une fin heureuse !

On ne va pas se mentir : on a déjà vu plus original comme excuse pour démarrer un dessin animé. Glitter Force est donc une série de magical girls comme Sailor Moon, Lolirock ou Miraculous avec des jeunes filles qui se transforment en super-héroïnes grâce à du maquillage magique, en l’occurrence ici grâce à leur « Glitter Poudrier » (qui a la voix la plus stressante du monde). Les héroïnes vont donc se « poudrer de pouvoir » (je suppose qu’il s’agit là d’une métaphore de ce que les scénaristes ont consommé à travers leurs narines).

Les héroïnes affrontent principalement les trois sbires de Nogo qui en faisant éclater un tube noir de gouache noircissent les esprits des gens qui sombrent dans la déprime et génèrent l’énergie négative. Et pour combattre les Glitter Force, plutôt que se salir les mains, ils invoquent un « bouffon », un monstre assez ridicule à partir d’un nez de clown. Ce n’est pas plus débile qu’un épisode lambda d’un Power Rangers, ceci dit.

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Si les premiers épisodes, à de rares exceptions près, sont indépendants, et que la série garde tout du long une structure identique à base de monstres de la semaine, il y a un fil rouge et une progression dans l’histoire avec une continuité. Ainsi à chaque intervention des méchants, l’horloge qui indique le retour de Nogo avance d’un cran. De même qu’on voit le coffret des Glitter Strass se remplir quand les Glitter Force réussissent à vaincre un Bouffon. Et les trucs récupérés deux épisodes précédents peuvent resservir par la suite.

L'étrange horloge avec 22 heures

L’étrange horloge avec 22 heures

Mais surtout dans Glitter Force, il y a une cohérence : les scénaristes savent dès le départ où ils veulent emmener les personnages et les spectateurs. Étant destiné à un public de pré-ado, il ne faut pas s’attendre à des intrigues très compliqués ou dramatiques. Les Glitter Force sont là pour apporter une fin heureuse et le hurlent à chaque épisode. Pourtant les personnages évoluent et progressent au fil des 40 épisodes. Pas uniquement parce que les Glitter Force gagnent de nouveaux pouvoirs, de nouvelles attaques ou un nouveau costume. Les exemples les plus flagrants concernent Candy, la peluche qui semble inutile mais dont le rôle à la fin de la série est très important. Mais surtout les trois méchants principaux auxquels on s’attache très vite et dont on apprend l’histoire et les origines.

Personnages

Alors attention, les personnages de ce dessin animé sont, comme souvent dans les séries mettant en scène un groupe, des archétypes voire des clichés sur pattes qu’on a vus des centaines de fois dans d’autres animés japonais.

  • Les Glitter Force

– Emily (Miyuki en japonais), alias Glitter Lucky (ou en VO Cure Happy)

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Emily est le personnage central de ce dessin animé. Jeune fille gaie et optimiste, éternelle maladroite, Emily est l’héroïne, pleine d’entrain et qui n’abandonne jamais, typique de ce genre de dessin animé.

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C’est aussi une grande lectrice et une passionnée de contes de fée et d’histoires qui se terminent bien. Mais dans leur version cucul-la-praline, disneyienne, déformée par le prisme japonais et qui n’ont bien entendu rien à voir avec les textes originaux de Perrault, d’Andersen ou encore des frères Grimm. Bref, il n’y a curieusement aucune référence à des mutilations, des scènes de cannibalisme ou d’infanticide dans Glitter Force.

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Son pouvoir est basé sur la lumière avec son attaque « Tempête Scintillante ». Sa tagline est « Un scintillement féerique ! Une lueur dans ton cœur ! Je suis Glitter Lucky ! ». Sa couleur est évidemment le rose.

– Kelsey (Akane en VO), alias Glitter Sunny (en VO Cure Sunny)

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En VO, Kelsey est un cliché sur pattes que les amateurs de japanimation et de manga vont apprécier : originaire d’Osaka, elle a évidemment un gros accent du Kansai avec des parents qui bossent dans un resto à okonomiyaki (que moi-même, sans me vanter, je réussis plutôt bien).

Je n'ai pas les spatules mais je me débrouille pas mal.

Je n’ai pas les spatules mais je me débrouille pas mal.

Kelsey est membre de l’équipe de volley-ball. Elle est assez rentre-dedans (pour ne pas dire bourrine) et sarcastique et c’est grâce à elle qu’Emily arrive à se mettre à l’aise, à son premier jour d’école. C’est ma Glitter préférée pour son franc-parler.

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Son pouvoir est basé sur le feu et son attaque est une sorte de service smashé super-sonique à la Jeanne et Serge. Sa phrase d’introduction est : « Quand tu t’attaques à moi, tu joue avec le feu ! Je suis Glitter Sunny ! ». Sa couleur fétiche est l’orange.

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– Lily (en VO Yayoi), alias Glitter Peace (en VO Cure Peace)

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Lily ressemble à une gamine blonde, qui fait 2 têtes de moins que tout le monde. Elle est à l’image de son physique : timide et pleurnicharde. Ce qui ne l’empêche pas d’être fidèle et déterminée. Lily rêve d’être dessinatrice de BD/comics/manga (selon la version) et c’est aussi une otaku et une grande fan de super-héros et de tout ce qui y rapporte.

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Elle a le pouvoir de manipuler l’électricité. Qu’elle balance un peu comme Pikachu quand elle a peur ou qu’elle est énervée. En VO, il y a un running gag avec le jakenpon, le pierre-papier-ciseaux japonais, sur lequel sont basées ses attaques. Et lors de sa transformation, elle brise plus ou moins le 4e mur et invite les téléspectateurs à jouer avec elle, avec une pose différente d’un épisode à un autre. Mais magie de l’adaptation, ce gag disparaît dans la version occidentale.

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Sa phrase de présentation (de loin la meilleure et tellement débile et WTF) est « Petits chiens et petits chats ! Le pouvoir de l’amour ! Je suis Glitter Peace ! ». Et surtout c’est la préférée du Fiston qui l’adore et qui regarde en boucle l’épisode où elle est recrutée. D’après les tumblr que je trouve, il semble qu’elle soit la préférée de beaucoup de fans également.

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Eh oui ! Tu es la préférée des fans, Lily !

Sa couleur préférée est le jaune.

– April (Nao en japonais), alias Glitter Spring (en VO Cure March)

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Aînée d’une famille de six gamins, April est une jeune fille assez simple qui a un grand sens des responsabilités. Elle pense très souvent avec son estomac (fait constaté notamment l’épisode où les Glitter Force font un tour du monde et pendant lequel April passe son temps à manger), ce qui en fait ma deuxième Glitter préférée.

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Elle est également membre de l’équipe de foot. Son attaque (basée ses pouvoirs contrôlant le vent) est d’ailleurs une sorte de Tir de l’Aigle dans Olive et Tom.

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Sa phrase d’introduction est encore plus pitoyable que celle avec les chiots et les chatons mais en moins drôle : « Une force aussi puissante que la vie elle-même ! Je suis Glitter Spring ! ».

Sa couleur est le vert.

– Chloé (Reika en VO), alias Glitter Breeze (ou en japonais Cure Beauty)

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Chloé est l’élève studieuse et modèle : fille de bonne famille, vice-présidente du conseil des élèves et membre du club de tir à l’arc (de kyudo en VO), Chloé est admirée par tous pour son calme et son élégance, même si elle peut sembler froide et distante.

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Son nom de scène en VO est plus sympa que son nom occidental (qui vous fera irrémédiablement penser à un produit d’entretien).

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Son pouvoir est basé sur l’eau et la glace et son attaque consiste à lancer des flèches de glace.

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Sa phrase de présentation ferait un bon slogan pour désodorisant pour WC : « Fraiche et rapide comme un vent d’hiver ! Je suis Glitter Breeze ! ».

Internet est taquin.

Internet est taquin.

Sa couleur est le bleu.

  • Les Pixies

– Candy

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Candy est la mascotte du groupe. Elle a été envoyée sur terre par la Reine Euphoria pour réunir les Glitter Force et retrouver tous les Glitter Strass pour la réveiller et empêcher le retour de Nogo. Mais son rôle prend de l’importance au fil de la série, c’est notamment elle qui invoque le strass spécial qui donne le mode « princesse » aux Glitter, sans parler de son rôle crucial à la fin de la série.

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Candy est un espèce de lapin tout mignon et plein d’entrain. Très coquette, elle adore se faire des coupes incroyables avec ses oreilles.

– Pop

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Pop est le grand-frère de Candy. Sérieux comme un pape, il apporte de bons conseils aux Glitter et les aide grâce à son pouvoir de ninjustu et de transformation.

Pop est une sorte de petit lion assez fier qui ne supporte pas d’être traité de peluche mignonne.

  • Les méchants

– Nogo

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Empereur de Bad End, Nogo a été affaibli lors de sa tentative d’envahir Jubiland, le royaume des contes de fée, bataille pendant laquelle il a été scellé par la reine Euphoria. Ses généraux tentent de le réveiller en faisant avancer une horloge et en collectant l’énergie négative dégagée par les humains quand ils sont tristes ou déprimés.

– Ulric (Wolfrun en VO)

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Ulric est en réalité le grand méchant loup du Chaperon Rouge et des Trois Petits Cochons. Il est reconnaissable à sa longue chevelure blanche, est le premier antagoniste qu’Emily rencontre.

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On apprendra vers la fin de la série qu’il s’agit en réalité d’un pixie représentant le loup des contes devenu mauvais parce qu’il pensait que personne ne l’aimait. Bref, c’est en fait un personnage incompris. C’est un personnage assez apprécié des fans, quand on voit le nombre de fanarts qui le mettent en scène.

– Brute (Akaoni en japonais)

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Deuxième méchant à apparaître, Brute est un oni rouge, sorte d’ogre et démon dans le folklore japonais, dans une peau de bête et armé d’une grosse masse. Il est à l’image de son physique : très fort mais pas spécialement malin.

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Comme son collègue, le loup, Brute est aussi à la base un gentil pixie tout mignon devenu un grand méchant suite à une incompréhension.

– Brooha (Majorina en VO)

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Brooha est la méchante vieille sorcière très cliché des contes de fée, comme Hansel et Gretel ou encore Blanche-Neige; qui peut se transformer en une jolie jeune femme. Elle se sert d’inventions magiques pour mettre des bâtons dans les roues des héroïnes.

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Comme Ulric et Brute, Brooha est aussi à l’origine une pixie toute choupie devenue vieille, moche et méchante sur un malentendu.

Quand je vous disais que c'était des bestioles toutes choupies !

Quand je vous disais que c’étaient des bestioles toutes choupies !

– Rascal (Joker en VO)

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Rascal est une espèce de clown perfide et mystérieux qui préfère agir en coulisses en donnant aux autres généraux de Nogo de nouveaux pouvoirs pour combattre les Glitter Force.

Ses pouvoirs sont suffisamment puissants pour invoquer les doubles maléfiques des Glitter Force lors d’un combat épique à la fin de la série.

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– Les Bouffons

Ce sont des « monstres de la semaine » que les généraux invoquent pour combattre les héroïnes. Il s’agit généralement d’un objet quelconque combiné (un arbre, un ballon de volley, une canette) avec un nez de clown de couleur variable (rouge, bleu, jaune ou noir selon sa puissance).

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Conclusion

Sur une série telle que Glitter Force, c’est très facile de tirer sur cette ambulance aux roues crevées, au moteur en feu et aux freins défectueux. C’est pourquoi je vais tenter de commencer par les points positifs.

Personnellement, je trouve que c’est toujours sympa de retrouver une série de magical girls, un genre très codifié que j’aime beaucoup. Du coup, je serais plutôt indulgent. Du point de la réalisation, c’est net et carré et les scènes d’action sont bien réalisées et il y a des moments épiques très agréables à suivre.

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L’histoire est simple (voire simpliste) et le thème des contes de fée est suffisamment universel pour que chaque téléspectateur puisse s’y retrouver. On est rarement perdu par l’intrigue et même si on débarque au milieu de la série, les personnages et le contexte sont suffisamment simples pour qu’on s’y retrouve.

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Pourtant malgré cela, il y a des épisodes sympathiques et mémorables que j’ai vus avec beaucoup de plaisir. Je citerai celui très drôle où les héroïnes sont redevenues des enfants mais surtout celui avec des robots géants à la Power Rangers (on y revient toujours) qui se mettent dessus, avec des méchants qui font une danse de fusion !! Cet épisode totalement halluciné vaut à lui tout seul qu’on s’arrête sur cette série. Pour les curieux, il s’agit du 28e épisode sur Netflix.

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C’est moi ou vous avez aussi envie de crier « FALCON PUNCH !! » ?

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Je l’avoue : il suffit d’avoir un robot géant pour me mettre dans tous mes états !

En outre, les personnages sont plutôt réussis et attachants. De même que les méchants qu’on se surprend à apprécier de plus en plus. Il faut reconnaître que les voix françaises très réussies et correspondant bien aux personnages y sont pour beaucoup.

Pourtant il faut admettre que Glitter Force fait partie de ces dessins animés surexcités et hystériques qu’il faut éviter à vos gamins avant de les coucher (je vous en parle en toute connaissance). Les couleurs sont, comme vous avez pu le constater avec toutes les illustrations de l’article, agressives et criardes. De quoi faire perdre des dioptries à chaque œil.

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La direction artistique est, de mon point de vue (pour les gens qui ne sont pas devenus aveugles), d’un goût assez douteux avec une tendance assez prononcée pour les coupes de cheveux étranges et le bling-bling, annoncé par le titre (pour rappel « glitter » dans la langue de Doctor Who veut dire briller). Sans oublier l’obsession pour le maquillage et les strass (qui sont des objets de quêtes).

Mais le truc le plus fatigant, ce sont les personnages toujours en train de parler et de hurler. Même s’il s’agit d’un dessin animé orienté action, il n’y a aucun moment de pause ou de silence. Tout est commenté, tout est explicité à l’excès, du genre « hihihi je mets mes Glitter bottes ! » ou encore « j’ouvre mon livre et je tourne les pages ! lol ». MAIS ON LE VOIT TRÈS BIEN !!

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En fait, ce reproche peut aussi être fait pour les Power Rangers, où les personnages parlent et hurlent tout le temps. Remarquez, c’est une autre « adaptation » de série japonaise pour le public occidental par Saban. Ce dernier doit avoir une opinion tellement médiocre de son propre public qu’il ne l’imagine pas capable de comprendre par lui-même. En fait, c’est terriblement insultant en plus d’être fatigant.

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Je ne vais pas revenir sur les autres débats de l’adaptation occidentale. D’une part parce que je ne connais pas du tout la version originale, et d’autre part, ce n’est pas le but de ce blog, étant donné qu’on n’y a pas accès facilement. Je veux bien croire tous ces otakus qui diront que Smile PreCure est bien meilleur que sa version pour l’Occident Glitter Force, mais je veux bien y revenir le jour ça passera à la télévision française ou quand ça sera disponible sur des supports légaux facilement disponibles en France.

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, mon fils est totalement fan de cette série et il doit en être à son quatrième ou cinquième séance de binge-watching sur Netflix. C’est la preuve de l’efficacité de cette série que je trouve assez vite fatigante.

En fait, Glitter Force, c’est comme un paquet de bonbons acidulés et sucrés : ça fait plaisir mais à forte dose, on est vite écœuré, on a des palpitations et on a mal aux dents. Et sur les enfants, les effets secondaires sont pires. Vous voilà prévenus !

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4 réflexions au sujet de « « Glitter Force » »

  1. Après avoir lu avec passion ton article, je me suis dit qu’il fallait que je regarde la version française, ne serait-ce que pour entendre le côté petits chiens et petits cats.
    J’avoue regarder en anglais (je ne sais pas torp pourquoi, un snobisme local sans doute) et je suis très triste de ne pas l’avoir en japonais.
    Ma belle-mère était ravie de regarder en tout cas, elle en est restée silencieuse et depuis ne me parle plus 🙂

    • Je ne peux pas donner tort à ta belle-mère. Si on est hermétique au genre de dessins animés avec des gamines qui hurlent, c’est clair que GL n’est pas celui qui fera changer d’avis 🙂

      Sinon la VO est comment ?

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