« My Little Pony – Friendship is magic » – Le dessin animé qui envoie du poney !

Hello ! Me revoilà après quasiment trois semaines de silence radio ! Entre les fêtes de fin d’année, une actualité malheureusement pas très propice à la rigolade, une grosse fatigue et une motivation proche de zéro, l’activité du blog était quelque peu ralenti. Sans parler du fait qu’on essaie de limiter les écrans à la maison pour cause d’enfants totalement intoxiqués. Mais promis, je vais essayer de revenir plus régulièrement et de me remettre à écrire de nouveaux articles qui je l’espère seront tout aussi passionnants les uns que les autres.


Pour mon retour, j’ai voulu marquer les esprits et évoquer (calembour alerte !) mes trois dadas préférés : les addictions infantiles, les marques de jouets qui investissent dans les dessins animés et les troupes de fans inquiétants. Le tout saupoudré de gifs animés débiles !

Eh oui ! J’ai trouvé la perle rare dans un dessin animé coloré qui devrait évoquer pleins de choses à vous, parents nés dans les années 80-90 : il s’agit de la nouvelle série de 2010 de Mon Petit Poney, plus connu sous son titre anglais : My Little Pony, Friendship is Magic, qui, on le verra, fait l’objet d’un culte pour le moins particulier.

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Fiche technique

My Little Pony – Friendship is magic (ou en franglais, My Little Pony, les amies c’est magique) est un dessin animé américain de 2010 créé par Lauren Faust. Cette dernière a notamment travaillé comme animatrice sur le Géant de Fer mais surtout sur les Super Nanas de Craig McCracken, actuellement son mari, où elle a été scénariste, réalisatrice et productrice. Ce dessin animé est produit par DHX Media (une boîte d’animation canadienne) pour le compte du fabricant de jouets Hasbro à qui la licence Mon Petit Poney appartient.

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Ces nouvelles figurines sont plutôt bien conçues et bien finies

Il est initialement diffusé aux États-Unis sur la chaîne câblée Hub Network, devenue aujourd’hui Discovery Family. En France, cette série a été diffusée pour la première en août 2011 sur Tiji avant de passer sur Gulli. Quant à nous, nous l’avons surtout découvert sur Netflix qui a la totalité des épisodes disponibles.

Cette série compte actuellement 4 saisons soit 91 épisodes (les saisons 1, 2 et 4 ont 26 épisodes tandis que la saison 3 est moitié plus courte avec 13 épisodes) et la 5ème est en préparation pour une diffusion au printemps 2015. Ajoutons à cela deux longs métrages (et un 3e en cours d’écriture) sur lesquels je vais revenir.

Il s’agit d’un dessin animé en animation 2D Flash dans un style très Cartoon Network un design apparemment très simple, au contour très marqué pour un résultat dynamique, vivant et coloré. Le charac-design est très réussi que ce soit pour les personnages principaux et que les personnages secondaires tous différenciables et unique.my-little-pony-friendship-is-magic0

C’est une série qu’on a vu en français. Si la VO est culte auprès des fans (avec notamment la présence de Tara Strong, connue pour avoir été entre autres la voix de Bulle des Super Nanas, Batgirl dans la plupart des dessins Batman et Harley Quinn dans les derniers jeux de Batman), le doublage VF reste très bon malgré des séquences musicales plutôt moyennes. Les comédiens de doublage semblent à l’aise dans leurs rôles.

Le seul truc bizarre concerne le générique français qui selon les épisodes ou l’humeur du studio de doublage utilise aussi bien le terme anglais My Little Pony que Mon Petit Poney.

Histoire

Ce dessin animé est adapté de l’univers de la 4ème génération de jouets Mon Petit Poney et il s’agit de la 3ème série animée de la licence. Si Lauren Faust, grande fan de la licence, a gardé certains designs des anciennes séries, elle en a surtout fait un dessin animé original et nouveau, moins niais, plus punchy avec pour ambition de plaire aussi bien aux enfants (garçons et filles) qu’aux parents. Mais surtout avec un univers de plus en plus développé et complexe au fil des saisons et qui fait la part belle aux personnages secondaires.

Si la plupart des épisodes peuvent être regardés indépendamment, le pilote en deux épisodes introduit une vaste mythologie qui va perdurer.

On suit les aventures de Twilight Sparkle, l’élève de la Princesse Celestia, souveraine du Royaume d’Équestria. Twilight adore les livres et se plonger dans ses études et n’a jamais pris le temps de se faire des amis. Découvrant par hasard une prophétie annonçant la Nuit éternelle, elle prévient la Reine qui se contente de l’envoyer avec Spike, un bébé dragon qui lui sert d’assistant, pour se faire des amis et surveiller la préparation d’une grande fête à Poneyville, où elle fera la connaissance de Rainbow Dash, Applejack, Rarity, Fluttershy et Pinkie Pie.

Mais il va s’avérer que les craintes de Twilight soient fondées et que la terrible Jument Séléniaque soit de retour. Aidée de ses nouvelles amies, Twilight parviendra à découvrir les éléments d’équilibre qui permettront d’arrêter la Jument Séléniaque mais également par la suite d’autres méchants.

A vrai dire, en dehors du pilote et des épisodes de fins de saisons, la plupart des épisodes sont des histoires indépendantes qui peuvent être vues quasiment sans rien connaître de la série. La structure des épisodes sur les 2 premières saisons est assez simple : chaque épisode porte sur un thème d’où une morale peut être tirée, en général à travers les lettres que Twilight Sparkle puis ses amies envoient à la princesse Celestia sur ce qu’elles ont appris sur la magie de l’amitié. Les saisons 3 et 4 sont davantage des stand-alone avec parfois le retour de certains antagonistes (Discord notamment) ou traitant d’éléments mythologiques de l’univers d’Equestria.

Parmi ceux-là, il y a les éléments d’équilibre au nombre de six qui représentent la magie, le rire, l’honnêteté, la loyauté, la générosité et la bonté. Ces éléments d’équilibre sont la plus grande force d’Equestria et seront au centre de pas mal d’intrigues.

On a aussi les marques de beauté, des signes sur le flanc des poneys adultes qui désignent le talent des poneys. Elles reviennent régulièrement dans les épisodes mettant en scène les Chercheuses de Talent (les petites sœurs des personnages principaux et leurs copines) et font partie de l’univers de Mon Petit Poney depuis les premières figurines dans les années 80.

Personnages

  • Twilight Sparkle

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C’est l’héroïne de la série. Twilight Sparkle (qui veut dire en français éclat du crépuscule) est une licorne violette à la crinière et à la queue bleues et roses. Elle a pour marque de beauté une étoile rose entourée de cinq petites étoiles blanches. Elle peut utiliser la magie avec sa corne, étant même l’un des poneys les plus doués en la matière. SPOILER : elle obtiendra des ailes à la fin de la saison 3 devenant une alicorne, signe de royauté et deviendra une princesse. Parmi les éléments d’équilibre, Twilight représente l’élément de la magie.

Elle est l’équivalent d’Hermione Granger en plus hardcore : ses uniques passions avant son arrivée à Poneyville étaient les études et les livres, au point où elle n’avait qu’un unique ami, Spike un bébé dragon qui lui sert d’assistant et de secrétaire. Elle veut tellement se montrer parfaite et exemplaire auprès de la Princesse Celestia qu’elle idolâtre au point d’en devenir complètement dingue. C’est le personnage qui cède le plus souvent à ses pulsions et à ses mauvais côtés, et c’est donc le personnage auquel on peut le plus facilement s’identifier.

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Mais au contact de ses nouvelles amies de Poneyville, Twilight apprend à se détendre et à s’ouvrir aux autres.

Elle a un frère aîné, Shining Armor, un des gardes spéciaux du royaume Equestria, dont on fera la connaissance à la fin de la saison 2, quand il épousera la Princesse Cadence.

Elle a une chouette comme animal de compagnie, ce qui n’est pas sans poser des problèmes avec Spike qui a la jalousie facile.

  • Applejack

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Applejack (en anglais, un terme pour désigner un alcool de pommes, une sorte de calvados, quoi !) est une poney terrestre orange à la crinière blonde, reconnaissable grâce à son stetson. Elle a trois pommes rouges pour marque de beauté. Applejack, en bonne fille de la campagne (une sorte de Daisy Duke en moins vulgaire et sans micro-short), représente l’honnêteté dans les éléments d’équilibre.

En bonne cow-girl, c'est évidemment une as du lasso !

En bonne cow-girl, c’est évidemment une as du lasso !

D’un caractère entier, Applejack est courageuse et forte (avec un coup de sabots puissant qui lui permet de faire tomber les pommes des arbres), bien que têtue et fière. Elle habite et travaille à la Ferme de la Douce Pomme en compagnie de sa grand-mère Granny Smith, de son grand-frère Big MacIntosh (un grand taiseux qui ne dit dans la série que « ouep » et « non ») et de sa petite sœur Apple Bloom, l’une des membres fondatrices des Chercheuses de Talent.

Elle a un petit chien, nommé Wynona comme animal de compagnie.

  • Rarity

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Rarity (qui veut dire en anglais rareté) est une licorne blanche à la crinière violette. Elle a comme marque de beauté trois diamants. Elle représente la générosité.

Pour reprendre les comparaisons débiles dont j’ai le secret, Rarity est un peu la Victoria Beckham du groupe : snob et obsédée par son apparence et le bling-bling, c’est tout naturellement qu’elle a trouvé sa voie dans sa boutique de fringues où elle conçoit elle-même les tenues qu’elle veut vendre à la haute société. Même si elle peut être un peu pimbêche, Rarity a un grand coeur et n’hésitera pas tout sacrifier pour ses amis.

Quand je vois comment ma femme galère avec sa machine, Rarity avec ses sabots doit être vraiment méga-douée !

Quand je vois comment ma femme galère avec sa machine, je me demande comme Rarity y arrive avec ses sabots !

Comme Applejack, elle a une petite sœur, Sweety Bell, qui fait aussi partie des Chercheuses de Talent. Elle a aussi un chat persan comme animal de compagnie, nommé Opale qu’on aura beaucoup de mal à qualifier de mignon.

Un démon à griffes

Comme Duchesse des Aristochats mais après sa rencontre avec un camion !

  •  Fluttershy

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Fluttershy (mot-valise avec flutter-battement et shy-timide, et évidemment un jeu de mot avec butterfly-papillon) est une pégase jaune à la crinière rose. Elle a une marque de beauté représentant trois papillons. L’élément d’équilibre qui lui est associé est la bonté.

Fluttershy est un poney terriblement polie, timide et peureuse qui adore s’occuper des animaux de Poneyville. Mais qu’on ne s’y trompe, poussée dans ses derniers retranchements (notamment quand ses amis ou des animaux sont en danger), Fluttershy peut se mettre en colère et devenir une vraie furie. Mais elle a une arme secrète : le regard de glace qu’elle déteste utiliser !

On fait moins les malins, maintenant, hein ?

On fait moins les malins, maintenant, hein ?

Fluttershy a comme animal de compagnie un petit lapin blanc trop mignon mais qui s’avère un vrai démon, Angel, qui la fait tourner en bourrique.

On sait depuis Sacré Graal qu'il faut toujours se méfier des lapins trop mignons !

On sait depuis Sacré Graal qu’il faut toujours se méfier des lapins mignons !

  • Rainbow Dash

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La chouchoute de mon Fiston (et de beaucoup de monde), Rainbow Dash (de rainbow « arc-en-ciel » et dash qui veut aussi bien dire « goutte » ou « touche » que « foncer, se précipiter ») est une pégase bleue à la crinière arc-en-ciel. Elle a pour marque de beauté un nuage d’où sortent un éclair multicolore. Elle symbolise l’élément de la loyauté.

Rainbow Dash est probablement l’une des pégases les plus cools, les sportives et les plus douées de tout Equestria (c’est la seule qui capable de réaliser l’arc-en-ciel supersonique).

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ARC-EN-CIEL SUPERSONIQUE, BABY !!

Et elle le sait, du coup elle est malheureusement trop sûre d’elle, arrogante, moqueuse, vantarde, de mauvaise foi. Mais elle est aussi courageuse et très fidèle et loyale envers ses amis.

Rainbow Dash s’occupe de réguler la météo et de chasser les nuages du ciel, mais n’hésite pas à en profiter pour taquiner ses amis.

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Elle rêve d’intégrer les Wonderbolts, une troupe d’élite spécialisée dans les sauvetages et les voltiges aériennes.

Elle a pour animal de compagnie une tortue maladroite nommée Tank, à qui Rainbow Dash apprendra (sans succès) à être plus classe.

  • Pinkie Pie

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Pinkie Pie (de pinkie mot anglais pour parler du petit doigt et pie, tarte) est un poney terrestre rose à la crinière rose vif toujours ébouriffée. Elle a pour marque de beauté trois ballons pour son talent pour organiser les fêtes les plus folles. Elle représente l’élément d’équilibre du rire.

Pinkie Pie travaille chez Monsieur et Madame Cake dans une pâtisserie où elle vit à l’étage. Elle est ce qu’on appelle poliment une originale, pour ne pas dire qu’elle est complètement tarée. Elle a l’énergie d’un gamin de 3 ans qui aurait mangé trop de sucre, sautillant et chantant tout le temps avec un amour immodérée pour la fête et les gâteaux.

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Mais surtout c’est le personnage le plus cartoonesque et le plus loufoque de la bande, sortant des objets d’on-ne-sait-où, faisant des trucs totalement improbables, dotée d’un super sixième sens ou apparaissant de tous les côtés de l’écran, brisant parfois le quatrième mur.

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Seule Pinkie Pie peut se permettre ce genre de fantaisie, lui donnant le pouvoir le plus puissant de tous : celui du dessin animé.

Et surtout Pinkie Pie accorde une grande importance aux promesses qu’elle fait ou qui lui sont faites (en anglais on parle de pinkie promise, une promesse que deux personnes font et qui se conclut en croisant le petit doigt). Le serment solennel de Pinkie étant : « Croix de bois, je mange du fer. Si je mens, je mange mon fer ». Et rien ne la met plus en colère que les gens qui ne tiennent pas leur promesse.

Elle a un petit alligator, Gummy comme animal de compagnie.

  • Spike

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Spike est un bébé dragon. C’est le meilleur ami de Twilight Sparkle et son assistant numéro 1. Il a la capacité d’envoyer toutes sortes de choses à la Princesse Celestia par magie en soufflant des flammes vertes dessus.

Sarcastique et jaloux, Spike n’en demeure pas moins un vrai ami fidèle et soucieux du bien-être de Twilight qu’il soutient quoi qu’il arrive. Mais ce petit dragon a deux faiblesses : les joyaux qu’il croque comme des bonbons et Rarity dont il est fou amoureux.

  • Les Chercheuses de Talent
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De gauche à droite : Apple Bloom, Scootaloo et Sweety Bell

Les Chercheuses de Talent sont un groupe de jeunes poneys qui n’ont pas encore de marque de beauté et qui cherchent inlassablement quel serait leur talent. Maladroites et légèrement agaçantes, on finit néanmoins par s’y attacher.

Les membres actives sont Apple Bloom, poney terrestre et petite sœur d’Applejack, Sweety Bell, licorne et petite sœur de Rarity et Scootaloo, jeune pégase totalement fan de Rainbow Dash. S’ajoute plus tard Babs Seed, la cousine d’Apple Bloom venue de Jumanhattan.

  • La Princesse Celestia

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Princesse d’Equestria, Celestia est une alicorne (une licorne ailée) qui a comme marque de beauté un soleil et l’un des êtres les plus puissants et sages du Royaume. Elle dirige seule le royaume jusqu’au retour de sa sœur Luna, avec qui elle gouvernera. Elle est chargée de régner du lever du soleil à son coucher. C’est également la mentor de Twilight Sparkle et son modèle.

  • La Jument Séléniaque / La Princesse Luna

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Jeune sœur de Celestia, Luna, dont la jalousie et la rancoeur envers sa sœur avaient par le passé transformée en Jument Séléniaque (en VO Nightmare Moon, beaucoup plus explicite), a été bannie sur la Lune avant le début de la série.

De retour sur Equestria, elle a été vaincue par Twilight Sparkle et ses amies à l’aide des éléments d’équilibre. Redevenue Luna, elle sera pardonnée et retrouvera son trône où elle règnera la nuit et protégera les rêves des poneys, même si les habitants d’Equestria la craignent toujours.

C’est une alicorne noire avec un croissant de lune comme marque de beauté.

  • La Princesse Cadence et Shining Armor

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Respectivement belle-soeur et frère de Twilight Sparkle, on fait leur connaissance assez tard dans la série (fin de la saison 2 où ils se marient). Cadence était la baby-sitter de Twilight et Shining Armor le super grand-frère que Twilight adore et surnomme SGF (pour super grand-frère).

En l’absence de Celestia et Luna, ils ont pour rôle de défendre Equestria des attaques extérieurs comme contre les Changelins de la Reine Chrysalis ou l’Empire de Cristal du roi Sombra.

  • Discord

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Personnage récurrent, Discord est avant tout un antagoniste apparu la première fois au début de la saison 2. C’est un dragon aux puissants pouvoirs magiques qui dans le passé avait été transformé en statue de pierre par Celestia et Luna grâce aux éléments d’équilibre qu’il cherche à récupérer.

Vaincu par nos poneys, il reviendra régulièrement pour semer la pagaille. Mais Fluttershy, qui l’a défendu contre tous ses amies, réussit finalement à le réformer, grâce à la magie de l’amitié (ou plutôt de la culpabilité, mais bon c’est un détail) et lorsque Discord comprend qu’il ne veut pas être seul. C’est davantage un sale gamin farceur et joueur qu’un grand méchant diabolique que seule Fluttershy arrive à peu près à contrôler.

Le retour du regard de glace !

Le regard de glace en action !

  • Les autres méchants

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Chrysalis, Sombra et Tyrek sont des méchants qui apparaissent respectivement à la fin de la saison 2, de la saison 3 et de la saison 4.

Films et séries dérivées

Cette série a donné lieu à deux films, qui sont un peu à part : ils mettent en scène les personnages mais sous leurs formes humaines.

Le premier film (que j’ai pu voir sur Netflix), intitulé Equestria Girls, est situé chronologiquement entre la saison 3 et la saison 4. Twilight Sparkle, devenue princesse, se fait voler sa couronne par un poney inconnu qui s’échappe en sautant dans un miroir. Accompagné de Spike, elle poursuit le voleur et atterrit dans un univers parallèle où elle est une humaine et où fait la connaissance des doubles humains de ses amis.

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Je n’ai pas trouvé ce film extraordinaire, déjà parce qu’il est graphiquement moins réussi (un comble pour un film) et que je n’ai pas retrouvé le peps et l’énergie de la série.

Je n’ai pas encore vu le deuxième film, Equestria Girls – Rainbow Rocks, donc aucun avis sur la question.

Un troisième film, hors Equestria Girls, est en cours de préparation pour une sortie en 2017.

En revanche, les bandes dessinées adaptées de My Little Pony, éditées chez nous par Urban Comics sont très plaisants et dans l’esprit du dessin animé (avec le retour de la Reine Chrysalis dans le tome 1) mais avec un humour beaucoup plus absurde que la série.  Si vous êtes fans, sachez que les BD ne sont pas très chères.

Le phénomène

Si ce dessin animé marche très très bien auprès des gamins, il connait un succès inattendu chez un type de public : celui des bronies, des adultes avec un fort pouvoir d’achats (majoritairement des hommes) fans de cette série . Au point où de nombreux articles ont été écrits sur cette question et qu’un documentaire a été réalisé.

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Ah les cosplayers et leur absence d’amour-propre ! Comme je les admire…

Comme tout bon phénomène, le mouvement bronies (qui vient de brother et de ponies) est né sur internet et plus précisément de 4chan avant de se répandre un peu partout dans les méandres du web avec un wiki, un board, un site d’info, une webradio et même une ONG ou une étude qui se veut sérieuse.

Il faut dire que cette série multiplie des références pop et geek (Harry Potter, Star Wars, the Big Lebowski, 2001 l’Odysée de l’espace…) et qu’elle peut se regarder avec différents degrés de lecture. Mais le message sur l’amitié et la tolérance, loin d’être ridicule auprès des geeks mal dégrossis, est plutôt bien reçu chez ces fans totalement inattendus.

Bon la perruque est un brin too much, mais les oreilles et les ailes, pourquoi pas ?

Bon la perruque est un brin too much, mais les oreilles et les ailes, pourquoi pas ?

Cette grosse communauté très active est évidemment regardée de travers par le reste du monde, mais Hasbro a très bien compris son poids (financier notamment) et multiplie les appels du pied pour les fidéliser. Car les bronies sont une part non négligeable du succès de My Little Pony-Friendship is Magic, mettant en avant des personnages secondaires ou multipliant les initiatives comme des jeux vidéo non-officiels par exemple.

Parmi les chouchous des Bronies, Derpy Hooves un personnage qu'on voit au 4e plan qu'ils ont mis sur le devant de la scène

Parmi les chouchous des Bronies, Derpy Hooves,  un personnage qu’on voit au 4e plan et qui grâce aux fans a été mis sur le devant de la scène.

Pour ma part, je les trouve inoffensifs et au contraire, je trouve important de casser les stéréotypes genrés autour des dessins animés dits pour filles ou pour garçons. Et le mouvement bronies est clairement dans cette optique.

Avis et conclusion

C’est vrai qu’avant de voir un épisode de My Little Pony-Friendship is magic, j’avais entendu parler du phénomène bronies. Mais j’avais en tête la vieille série des années 80 et j’avais beaucoup de mal à concevoir son intérêt.

Certes les histoires peuvent parfois être un peu répétitifs, le côté hystérique et foufou peut fatiguer sans parler des chansons en VF qui laissent très souvent à désirer. Et pour peu qu’on soit cynique ou blasé, les bons sentiments et les leçons de morale prodiguées peuvent agacer (ce qui n’est pas mon cas) mais sans jamais tomber dans la mièvrerie. Mais les qualités sont bien supérieures aux défauts.

En effet après l’avoir regardé avec Fiston totalement fan, les qualités de ce dessin animé sont indéniables : c’est plutôt joli, coloré et bien animé, malgré un look très américain. Les personnages sont franchement sympas et attachants, avec toujours une schizophrénie et une touche de folie qui les rendent intéressants (même les Chercheuses de talent, si si !). Et les histoires sont bien écrites avec ce qu’il faut de niveaux de lecture et de références pour plaire aussi bien aux enfants qu’aux parents, sans parler de son univers extrêmement riche.

Sans me réclamer brony, j’avoue beaucoup aimer ce dessin animé très agréable que je prends beaucoup de plaisir à regarder avec mes enfants, qui adorent Twilight Sparkle, Rainbow Dash et ses amies. Au point où Fiston se bat avec sa sœur pour lui chiper ses Petits Poneys.

Sur ce coup, quoi qu’on en dise, bravo à Hasbro qui a réussi à ressusciter cette licence de jouets avec un dessin animé de qualité.

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27 réflexions au sujet de « « My Little Pony – Friendship is magic » – Le dessin animé qui envoie du poney ! »

  1. Comment ça « geek mal dégrossi » ? Mais je ne vous permets pas, Monsieur ! Et je ne dis pas ça parce qu’avec mon club, à la réunion de demain, nous avons prévu de réinterpréter les scènes emblématiques de la série, que je vais au travail avec un t-shirt MLP:FiM, ou que je n’avais jamais mis les pieds dans les rayons roses bonbons de la Grande Récré avant de regarder cette série ; cela n’a rien à voir !

    J’ai découvert la série en VO, déjà parce qu’elle n’était pas encore diffusé en France à ce moment, et puis l’Anglais, cela ne me dérange pas trop. J’ai jeté un coup d’oeil à la VF, mais en l’occurrence, j’ai un gros faible pour les prestations de Tara Strong et Tabitha Saint-Germain (il y a aussi Weird Al Yankovic dans un épisode de la saison 4).
    Et avant d’aller plus loin, je te recommande très chaudement le second film, bien meilleur. J’étais allé le voir en salle avec mon club ; nous étions seuls, mais nous nous sommes bien marré. Rainbow Rocks corrige les défauts du premier en redonnant aux personnages les personnalités qu’ils avaient dans la série, et le niveau de délire n’est tout-de-suite pas le même.

    La naissance de la communauté Brony, je dirai que c’est avant tout un phénomène défensif. Pour bien comprendre, je comparais à ce qui ne s’est pas passé avec Sailor Moon au début des années 90 : la moitié des spectateurs étaient de sexe masculin, mais comme la série étaient vendus pour un public féminin (il suffisait de voir les produits dérivés), les garçons qui l’aimaient ne le disaient surtout pas, par peur d’être moqués par leurs petits camarades. Mais MLP:FiM a bénéficié d’un phénomène nouveau : internet. Lequel a non seulement permis de faire découvrir la série à des spectateurs qui auraient pu être rebutés au premier abord par ses atours féminins, mais aussi aux personnes l’appréciant de parler (d’abord sous couvert de l’anonymat), de se rencontrer, et de s’apercevoir qu’ils n’étaient pas seuls. Ainsi, l’existence de cette communauté permet d’assumer plus facilement son attachement à une série qui va à l’encontre des stéréotypes, et de ce que chaque sexe, chaque tranche d’âge, est censé aimer ou non.
    Il y a aussi ceux qui n’apprécient la série que pour la communauté, mais je ne suis pas de ceux-là.

    Parce que, qu’est-ce qui change avec MLP:FiM ? Bien souvent, les DA dits pour filles n’ont pas bonne réputation, car jugés trop niais, nunuches, etc… Tandis que le studio en charge de cette adaptation, quant à lui, n’a jamais été condescendant envers son public, ne l’a jamais pris pour des imbéciles. Rajoutez à cela une bonne réalisation, des personnages attachants, un esprit cartoonesque largement inspiré des Looney Tunes – ce n’est pas pour rien que Pinkie Pie reste mon poney favori avec Twilight – un message positif loin des productions ironico-cyniques hollywoodiennes (c’est la mode), et le fait que les animateurs restent des adultes à qui il arrive de se faire plaisir… Cela ne pouvait que fonctionner auprès de tout amateur de DA qui accepte de se laisser tenter par cette débauche de couleurs vives, sans se soucier des préjugés.

    Have tuba, will travel !

    • Merci pour ton long commentaire qui me fait prendre conscience que je n’ai fait qu’effleurer l’univers et le phénomène. Beaucoup (comme toi) en parlent bien mieux, je voulais rester simple pour présenter cette excellente série à mes lecteurs.

      Le phénomène Bronies est pour moi vraiment intéressant, notamment pour sa communauté très soudée.

      Pour Rainbow Rocks, j’ai compris qu’effectivement il était meilleur que le premier film. C’est vrai que son souci, c’est que les Mane 6 sont introduites que très tard (Rainbow Dash n’arrive quasiment qu’au dernier tiers du film). C’est dommage. J’attends que Rainbow Rocks arrive.sur Netflix France pour le voir avec mes enfants 🙂

      Et oui Pinkie Pie est la meilleure 😀 (même si j’aime aussi beaucoup Rainbow Dash).

      • Non non, ton article est excellent et décrit bien le phénomène.

        Pour la petite histoire, j’ai déménagé récemment pour un autre pays, et quand j’ai eu l’occasion de rejoindre un club à l’université (je suis chercheur), j’ai choisi celui consacré à MLP:FiM car la communauté a la réputation d’être ouverte et tolérante. Et quand tu as encore du mal avec la langue locale, cela peut aider.

        Concernant le premier film, j’estime qu’un protagoniste résume bien son problème : Trixie.
        Je n’apprécie pas spécialement Trixie, mais j’avais adoré sa courte apparition dans Equestria Girl. Pourquoi ? Car elle était complètement décalée. Et c’est là que je me suis rendu compte de ce qui clochait : ce n’est pas que Trixie soit plus décalée que dans la série ; elle est restée la même. Ce sont les autres personnages qui ont changé ! Rainbow Dash n’est plus Rainbow Dash : c’est l’archétype de la sportive garçon-manqué.
        Je pense que le studio ne savait plus quoi faire de ses protagonistes maintenant qu’ils étaient humains. Un poney cartoonesque, tu peux lui faire tomber une enclume sur la gueule, mais une jeune fille ?
        Rainbow Rocks corrige ce défaut. Rainbow Dash redevient une fille talentueuse et totalement immature, Rarity fait une fixette sur les vêtements (et s’avère capable d’en changer en un battement de cils),… Ce sont bien les personnages que nous connaissons. A tel point que, si nous étions dans la réalité, la moitié devrait finir à l’asile.
        Dont Maud.
        Surtout Maud !

      • Cool, Je profiterai que ma femme soit en déplacement en province et j’irai jeter un oeil à ce film en VO dans ce cas (il est sur le Netflix US) 🙂

  2. Quel étourdi, j’ai oublié de mentionner un ou deux détails.

    A commencer par un rajout sur Célestia : le véritable antagoniste de la série, c’est elle. Dans les deux premières saisons, quand il y a un souci, elle en est presque toujours la cause :
    – Elle ne donne que deux tickets pour le gala à Twilight alors qu’elle sait qu’elle a cinq amies (et un dragon), ce qui ne pouvait que provoquer des tensions.
    – Elle s’absente dès qu’une catastrophe va se produire, ce qui oblige systématiquement Twilight à s’en charger à sa place.
    – Elle confie un animal sans préciser ses « petites particularités ».
    – …
    Les exemples ne manquent pas, ce qui la rend quand même particulièrement malveillante. Une fois que nous l’avons remarqué, impossible de passer à côté. A l’inverse, Luna est beaucoup plus prompte à aider son prochain (comme lorsqu’elle intervient dans les rêves de Scootaloo), ce qui explique sans doute qu’elle soit aussi beaucoup plus populaire que sa soeur.

    Second détail : les comics. Autant que possible, il faut se limiter à ceux écrits par Katie Cook et Andy Price. Mais en contrepartie, ils sont excellents. Ces albums ne visent vraiment que le public adulte de MLP:FiM, et les auteurs se font plaisir non seulement en intégrant les éléments de l’univers étendu imaginé par les fans (comme la rivalité entre Luna et Célestia), mais aussi une foule délirante de références. Je les décrierai comme une « digestion de la popculture anglo-saxonne ». Ils ont quand même trouvé le moyen d’intégrer des poneys Scott Bakula et Tom Selleck !

    Voilà, désolé du dérangement, je m’éclipse dans un nuage de fumée façon Trixie.

    • Mais au contraire, n’hésite pas ! Ca me fait toujours plaisir d’avoir des commentaires surtout de cette qualité 🙂

      Pour Celestia, effectivement vu comme ça, la vache, c’est carrément du sabotage ! Mince ça donne à réfléchir 😀

      Pour les comics, j’avoue que je n’ai pas trop cherché, j’ai pris le pack de Urban Comics avec les tomes 1 et 2 + un petit DVD et je m’étais pas mal éclaté à les lire à mon fils. Je ferais attention pour les autres 🙂

  3. [En parlant dans « bronies »] « Pour ma part, je les trouve inoffensifs et au contraire, je trouve important de casser les stéréotypes genrés autour des dessins animés dits pour filles ou pour garçons. Et le mouvement bronies est clairement dans cette optique. »

    Déjà, je trouve dommage ce besoin qu’on eu des mecs de se dénommer ainsi, comme s’ils avaient besoin de se dédouaner d’aimer (et de s’approprier) un dessin animé dont ils ne sont pas (ou n’étaient pas) le public cible (= filles de 8-12 ans). Un besoin de rassurer sur leur virilité, style « je suis un mec, un vrai, la preuve je suis pas le seul à aimer MLP ! » ?

    Moi, c’est l’effet que me fait le terme « bronies ». Parce que les filles qui aiment des dessins animés dits « pour garçons » ne se rassemblent pas autour d’un nom de communauté…

    Sans compter qu’ils ne sont pas inoffensifs. Parce que, sans vouloir les mettre tous dans le même panier (#NotAllBronies), il y a certaines franges de cette population qui se permettent des trucs… Il suffit d’une rechercher rapide pour des gifs funs et amusants sur Tumblr pour se retrouver avec plein plein de « fan-art » sexualisés et dégueulasses…

    [PS : sinon, oui, j’aime MLP aussi.]

      • 1/ Les Pegasisters n’étaient pas citées dans l’article, d’où le fait que je ne les mentionnent pas. Par ailleurs, on entend moins parler d’elles, en tant que groupe, que des bronies.
        2/ Il me semble que le terme « Pegasisters » est venu bien après celui de Bronies, et que l’initiative du terme n’est pas à chercher du côté des fans femmes. En traînant sur des forums anglais, on voit encore des gens se demander pourquoi cette séparation, si ce n’est pas faire d’elles une sous-catégorie de bronies, d’autant plus que Pega>>Pegasus, et pas les autres races de poneys, alors que dans bronies, il y a tous les poneys. (Oui, j’ai vu des explications bien tordues.)
        Tandis que d’autres revendiquent le terme parce que bro = brother et que le masculin n’est pas forcément neutre (mais certains disent que bronies serait issu de 4chan et du board b/ronies, mais j’en sais fichtrement rien).
        Bref, le fandom est compliqué pour un simple dessin animé destiné aux petites filles.
        3/ Je n’ai jamais dit/écrit que tu étais un brony ?

        @kenyang888 : je crois justement que le terme Treekies est quand même plus neutre, et qu’il ne vise pas à regrouper des gens qui ne seraient pas supposés aimer la série du fait de leur âge/sexe/etc.

      • « Trekkies » est (d’après mes souvenirs) quand même un terme assez péjoratif. Je crois que les « vrais » préfèrent le terme « trekkers », les « trekkies » étant des tarés qui n’ont pas de vie en dehors de leur passion 😉 Bref, je m’égare !

        Mais effectivement, il n’y a pas de connotation discriminatoire. Comme Gemini expliquait, le mouvement bronies est né en réaction au fait que justement c’est un dessin animé a priori pour les petites filles. Mais je n’ai pas l’impression que tous se réclament spécifiquement de ce mouvement.

        Mon cas est différent, je regarde toutes sortes de dessins animés parce que je veux savoir que mes gamins regardent et parce que j’aime ça et que ça m’intéresse. MLP n’est pour moi qu’un dessin animé parmi d’autres avec une fanbase intéressante 🙂

    • Bonjour ! Merci pour ton commentaire.

      Concernant le terme « bronies », ton point de vue est très intéressant. Mais n’étant pas dans ce mouvement, il y a pleins de trucs qui m’échappent. Après, à l’instar des « trekkies », je pense que l’utilisation de ce terme est renforcée par les médias qui voient là un phénomène pittoresque.

      Et je connais évidemment la règle 34 d’internet ;). Je ne raconte pas les horreurs sur lesquelles je suis tombées quand j’avais dû chercher des images sur Pokémon à une époque =_=

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  6. rhaaa! J’étais fan ds ma prime jeunesse! J’avais pleiiiin de figurines. Impossible de remettre la main dessus. On s’en est fait volé une partie je me rappelle. Bon ben du coup j’ai envie de regarder MLP moi maintenant. Ah bravo… 😉

    • La nouvelle série est étonnamment intéressante pour les adultes. Comme elle est bien écrite, il y a pleins de niveaux de lecture qui feront que parents et enfants peuvent s’y retrouver.

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